Le café pédagogique de mars 2010.

EPS

A la Une : Nouveaux programmes du lycée, un projet en discussion !? 
Editorial
On ne peut pas passer à côté ! Quasiment tous les sites académiques présentent
le projet de programme pour le lycée d’enseignement général et technologique
« mis en consultation » entre le mercredi 27 janvier et le vendredi 12 mars
2010. Si on peut logiquement se questionner sur le pourquoi d’une telle urgence
et d’un laps de temps si court pour « discuter, échanger », il est également
nécessaire d’aborder le fond du sujet.
Le premier point qui ressort, met en avant une continuité dans le trajet de
formation de l’élève entre le collège et le lycée, avec une mise à jour
terminologique nécessaire et judicieuse qui montre un progrès évident sur ce
point là.
De plus, le projet affiche clairement, les objectifs, les finalités de la
discipline en précisant les spécificités de chaque niveau de classe. Elle
précise également « qu’il est attendu qu’au moins trois compétences propres à
l’EPS, dont obligatoirement la compétence propre 5, organisent l’offre de
formation ».
Ainsi, une question vient rapidement et même plusieurs questions !? Tout
d’abord, si on parle d’offre de formation, il convient de prendre en compte la
diversité des publics et ainsi des besoins. Il est évident que les activités de
développement et d’entretien de soi ont un intérêt considérable (voir analyse
de l’académie de Créteil), toutefois cet intérêt peut il être généralisable à
l’ensemble des contextes ? Ainsi, pourquoi « obliger » ce passage et donc,
pourquoi ne pas faire confiance aux équipes pédagogiques pour proposer une
« offre de formation » la plus judicieuse possible ?
On peut donc logiquement soulevé certaines interrogations…
De plus, petit détail, toujours concernant la CP5, il est affiché l’atteinte du
niveau 3 dès la classe de seconde. Ainsi, comment un élève qui n’a par
définition pas eu d’enseignement concernant la compétence propre « réaliser et
orienter son activité physique en vue du développement et de l’entretien de
soi » peut-il atteindre un niveau 3 ? L’exemple du STEP est ici flagrant, de
plus, cela suppose qu’il existerait un certain nombre de ponts entre les
compétences propres et ainsi, quelle légitimité à proposer une classification ?

Incontestablement, il existe des progrès évident dans ce projet, mais ce
dernier soulève également de nombreuses questions, sans évoquer ici le temps
laissé à la concertation.

Les propositions
Voici le projet de programme pour le lycée général et technologique, pour
l’enseignement d’exploration en EPS (5heures hebdomadaires) et pour
l’enseignement facultatif d’EPS.
http://eduscol.education.fr/cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-
seconde.html
Analyse CP5 académie de Créteil
L’académie de Créteil propose une analyse permettant de nourrir la réflexion
concernant la CP n°5 « réaliser et orienter son activité physique en vue du
développement et de l’entretien de soi »
http://eps.ac-creteil.fr/spip.php?article465

Pour le prof 

Des ressources APSA, avec notamment les arts du cirque, la boxe anglaise en
CM2, les TICE en EPS, Handicap et EPS, les sujets de l’agrégation et du CAPEPS
externe, l’agenda, etc.

Concours
Sujet concours session 2010
 
Agrégation interne
Ecrit 1 : « Depuis 1940 jusqu’à nos jours, l’évolution des courants
pédagogiques et les formes prises par l’activité des élèves en EPS sont-elles
tributaires des conceptions de la santé ? »
Ecrit 2 : « En collège et lycée, quelle place accordez-vous à la performance et
à la compétition dans les différentes situations d’épreuves proposées en EPS
compte tenu de l’hétérogénéité de la classe et des élèves en situation de
handicap ? »
 
CAPEPS externe
Ecrit 1 : « Depuis 1945, dans les textes officiels comme dans les pratiques
d’enseignement, l’EPS s’est souvent préoccupé de la distinction des filles et
des garçons. Les différentes mesures prises et leurs conséquences ont-elles
influencé de la masculinité et de la féminité des élèves? »
Ecrit 2 : « La contribution de l’EPS à la santé des élèves constitue un des
objectifs que se fixe cette discipline d’enseignement. La question se
pose-t-elle de la même manière au collège et aux lycées?
Vous justifierez et montrerez comment l’enseignant d’EPS peut répondre à la
question tant dans la conception que dans la mise en œuvre de ses
enseignements. »

Ressources APSA
Arts du Cirque
L’académie de corse propose un document à propos du stage « un premier cycle
d’arts du cirque en collège »
http://www.ac-corse.fr/Arts-du-cirque-stage-Porto-V[...]

Boxe anglaise en CM2
Bernard Lefort propose sur son site dans la section boxe anglaise le lien vers
un pdf qui aborde la question de l’enseignement de la boxe française en CM2 (un
projet de cycle de G Orsi
http://pagesperso-orange.fr/bernard.lefort/boxe/Boxe.htm

Fiche ressource « randonnée pédestre »
L’académie de Clermont Ferrand met en ligne sa fiche académique sur la
randonnée pédestre
http://www3.ac-clermont.fr/pedago/eps/index2.htm

Tice et EPS
Tableau d’allure
L’académie de Nantes nous propose un tableau Excel permettant de calculer les
temps de passage en course de durée à partir de variables : distance durée et
également le pourcentage de la VMA. L’ensemble des paramètres est ajustable.
http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/83806053/0/fich[...]

Handicap et EPS
Activités physiques et sportives et handicap mental ou psychique
Voici une bibliographie très complète à propos des activités physiques et
sportives et handicap mental ou psychique
http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p6_189510/acti[...]

Dossier Handicap et EPS de l’académie de la réunion
L’académie de la Réunion, nous propose un dossier très intéressant à propos du
thème : EPS et Handicap, on y retrouve plusieurs liens, mais également des
documents consécutifs au colloque EPS et Obésité qui c’était déroulé, en 2009
sur l’île.
http://eps974.ac-reunion.fr/pages/dossiers/handica[...]

Agenda
Les mercredis de Créteil
Dans le cadre des mercredis de Créteil et en continuité avec le cycle « comment
parler du corps aux élèves », aura lieu le mercredi 17 mars une conférence de
Paul Alart, directeur des sports de l’université Paris 5 Descartes et de
Christophe Paradinas, international de Rugby (plaisir du corps, plaisir du
sport : le rugby !)
http://eps.ac-creteil.fr/spip.php?article467

Stage danse
Accompagner les équipes pour une meilleure programmation des activités
physiques afin d’aider les élèves à atteindre un niveau 2 de compétence à la
fin du collège. Voici, l’objectif de ces 4 journées d’animation départementales
proposées par l’académie de Créteil.
http://eps.ac-creteil.fr/spip.php?article464

Publication
Dossier EPS n°78 : Les élèves débutants en EPS
Sous la direction de M. Travert ; N. Mascret et O. Rey, ce dossier se propose
de réfléchir au cas des élèves débutants en EPS mais surtout de proposer des
réponses en prenant pour référence 20 APSA.
http://www.revue-eps.com/catalogue/details.aspx?id=15304

Revue EPS n°340 : Apprentissage moteur
La dernière revue EPS vient de paraître avec notamment un article de Jean
Jacques Temprado intitulé : « Apprentissage moteur : quel usage des
connaissances scientifiques ? »
http://www.revue-eps.com/ressources/Articles/27[...]

Dossier : l’EPS au Maroc 

Ce mois-ci nous avons décidé de prendre un peu de distance pour rendre visite à
nos collègues Marocains. En effet, l’éducation physique au Maroc a beaucoup de
similitudes avec celle que l’on connaît en France. Tout d’abord au niveau
terminologique mais également au niveau historique. Ainsi, le café vous propose
de se plonger un instant au cœur de l’EPS au Maroc, son histoire, son
organisation, ses finalités, ses contenus et ses enseignants. El Chaheb
Mustapha, professeur agrégé d’EPS, licencié en histoire et civilisation, ancien
international de handball a bien voulu partager son regard sur l’EPS au Maroc.
Ainsi que Ayoub Achaach Fondateur du site « EPSMaroc » et enfin Christophe
Luczak enseignant d’EPS au lycée Français Lyautey de Casablanca.

Entretien avec El Chaheb Mustapha 
Faire l’histoire d’une discipline, c’est souvent savoir d’où on vient, pour
savoir où on va ! Cependant pouvez-vous nous faire un petit tour d’horizon
actuel de l’éducation physique au Maroc : son organisation, ses horaires, ses
instructions, ses formations, ses finalités, ses évaluations ?

Je pense que ce sont des thèmes centraux qui peuvent nous aider à découvrir
l’histoire de l’EPS au Maroc, et d’expliquer sa réalité dans le quotidien du
terrain, ses missions, ses lacunes, ses soucis et également de pouvoir
anticiper son avenir.
Toutefois, avant d’aborder l’EPS dans le système scolaire marocain, il semble
judicieux de dessiner les contours de cette dernière. Ainsi, L’enseignement au
Maroc (l’EPS inclus) est géré par le secteur public gratuit (synonyme de
défaillance) et le secteur privé payant (synonyme d’excellence).
L’enseignement est étalé par cycle  dont le préscolaire entre (2 et 3 ans), le
primaire (6ans d’études jusqu’à l’âge de 11 à 12ans), le secondaire collégial
(3ans d’étude) et enfin le secondaire qualifiant (3 ans d’étude)

Concernant l’organisation de l’EPS au Maroc 
A l’opposé de L’EPS en France, cette discipline faisait toujours partie
intégrante du système d’enseignement, une matière obligatoire (exception pour
les dispenses) dans tous les cycles de scolarité.
L’EPS Marocaine sur le plan fonctionnel à double facette d’une part, elle est
une matière d’enseignement avec ses lieux, ses horaires, ses « programmes »,
ses instructions officielles, son évaluation, ses cadres… Et, d’autres par elle
tient, la forme du sport de compétition, par le biais de l’ASS (L’UNSS en
France) vecteur du sport scolaire au niveau local, régional, national et
international.
De ce fait, l’EPS en tant que matière d’enseignement est sous le contrôle de la
« direction des curricula », qui a pour missions entre autres : De participer à
l’élaboration des curricula scolaires et de la formation des cadres dans les
différents disciplines littéraires, scientifiques et techniques ; d’adapter et
réguler les curricula scolaire et de formation…
La Direction des curricula est composée de La division de l’enseignement des
disciplines littéraires et des langues, de la division de l’enseignement des
disciplines scientifiques et de l’éducation physique et de la division de
l’enseignement des disciplines techniques et artistiques.
Alors que Le sport scolaire est dirigé par la direction de la promotion du
sport scolaire et de l’organisation des compétitions sportives scolaires qui se
compose de la division de la promotion du sport scolaire et la division de
l’organisation des compétitions sportives scolaires. En plus du rôle de la
Fédération Royale Marocaine du Sport Scolaire.

A partir de ce mono organigramme, nous remarquons que l’EPS fait partie des
matières scientifiques sous l’égide de la division de l’enseignement
scientifique. Cette catégorisation nous laisse supposer plusieurs hypothèses :
Premièrement pour les décideurs, l’EPS marocaine à l’étiquète d’une matière
scientifique. Deuxième hypothèse, l’EPS est une matière au service des matières
scientifiques, c’est-à-dire que l’EPS est considérée comme un moment de
récréation et de détente pour les élèves avant ou près les leçons
scientifiques. Enfin l’EPS est catégorisée d’une manière aléatoire dans cette
division,…
Cependant, dans l’esprit des décideurs (politiques, économiques et éducatifs)
l’EPS entant que matière d’enseignement n’a de raison d’être que par le sport
qu’elle enseigne. Cette représentation fait que le sport scolaire (ASS=UNSS) a
dominé la matière (EPS). Cette dernière est devenue marginale et sans grande
importance aux yeux des élèves, d’administration, des parents d’élèves et les
agents du système éducatif. Ce qui nous conduit à dire d’un côté, que l’EPS
marocaine possède une multitude de représentation et vit une crise d’identité
et de l’autre côté, les enseignants d’EPS se trouvent perdus et déboussolés.

En ce qui concerne les horaires,
Pour le primaire : l’EPS est enseignée une séance à deux par semaine (de 45
minutes), mais reste facultative et utopique pour plusieurs raisons et
contraintes.
Concernant le sport scolaire et par le biais de L’Association sportive
scolaire, l’ASS (l’UNSS) est une occasion pour les élèves de jouer des
compétitions interclasses, pour préparer des équipes capables de représenter
l’établissement à l’échelon local, régional et national. Cependant au primaire
seulement une minorité d’établissement et d’élèves (élites) participent surtout
au Cross country, à quelques épreuves athlétiques et aux éliminatoires de la
coupe Danone des nations de Foot parrainé par la grande vedette du Foot
Français : Zinedine Zidane.
Pour le collège (le cycle de l’enseignement secondaire collégial) l’EPS est
dispensée deux séances d’une heure par semaine.
L’ASS deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi après midi (6 heures).
Pour le lycée (le cycle de l’enseignement secondaire qualifiant) : idem que le
collège, cependant L’ASS est diminuée à trois heures par semaine le vendredi
après midi.
Il paraît que le temps imparti à l’EPS et à l’ASS est favorable à
l’épanouissement de l’élève sur le plan physique et psychomoteur, mais la
réalité du terrain est loin des aspirations attendues.

Concernant les instructions officielles
Je peux dire sur ce point que les instructions officielles qui ont régit l’EPS
au Maroc  ont connu des perpétuels changements. A partir de 1960, elles étaient
soit importées et calquées, ou hâtives et précipitées, ou pour s’inscrire dans
un mouvement général de rénovation du système éducatif marocain comme le cas
actuel.
D’une manière chronologique, je pense que l’histoire de l’EPS marocaine a été
marquée tout d’abord par les Instructions Officielles (I.O)de 1964 qui sont une
copie conforme des I.O françaises de 1945. Puis par les I.O de 1971 qui sont
inspirée du courant de J.TISSIE et sa méthode sportive de 1966. Vient ensuite
les IO de 1977 et 1982, la circulaire n°111 de 1987, les orientations
pédagogiques de 1991, les orientations éducatives de 2000. La Charte
d’Education sur la formation élaborée par la Commission Spéciale Education
Formation (COSEF) en 2000, ayant pour but de promouvoir les activités
sportives, l’éducation physique scolaire et universitaire et les activités
parascolaire. Puis, le livre blanc en 2001, et en 2007 le programme
d’enseignement et orientations éducatives, la lettre royale que SM le Roi
Mohammed VI a adressé aux participants des « Assises nationales du Sport » qui
se sont déroulées à Skhirat le 24 et le 25 octobre 2008. Enfin le programme
d’urgence 2009/2012 (nous rentrerons plus dans le détail, dans la partie
suivante).

Vous pouvez constater que l’EPS marocaine n’est pas influencée seulement par
ses IO ses OP ou ses notes et circulaires mais aussi et surtout par les
rénovations du système d’enseignement en général et du sport national en
particulier.

Les Finalités de l’EPS  Marocaine
Parler des finalités de l’EPS c’est répondre à la question : A quoi sert
l’E.P.S?
Les finalités de l’EPS ont connu une évolution et mutation d’une période à
l’autre en fonction des conjonctures économiques, politiques et sociales
nationale et internationale.
L’EPS depuis les années 60 jusqu’au début des années 70 
A cette époque les finalités se manifestent par des buts tels que « acquérir et
entretenir une bonne santé » et « favoriser la croissance tout en recherchant
les bonnes attitudes » (I.O 64) « l’acquisition des valeurs morales telle que
la volonté, la discipline, l’altruisme, l’esprit d’équipe et l’honnêteté ». Ces
buts sont réalisés par trois méthodes (gymnastique fonctionnelle, gymnastique
construite, et éducation sportive).
l’E.P, continuera à progresser pour passer d’une matière qui privilégie « la
culture du corps » en 1964 à une discipline en 1971 qui prend en compte « les
progrès accomplis tant dans le domaine sportif que dans celui des moyens
pédagogiques » et  « la Maîtrise des déplacements, du corps, des engins, de
l’opposition ». 
Les I.O de 1971, ont fixé des finalités éducatives à atteindre par les moyens :
maîtrise du milieu par les sports individuels (athlétisme, natation) et la
confrontation avec les obstacles naturels. La maîtrise du corps par les sports
gymniques, gestes sportifs et exercices construits de maintien et le rapport
avec autrui par les sports collectifs et les jeux.
 Le contenu transmis par les I.O de 1964 et 1971 nous permet de dire que l’E.P
était au service de l’hygiène et du bien être physique et moral, et que ces
préoccupations éducatives étaient centrées sur le redressement, le
développement et la maîtrise du corps. Avec des finalités principalement
médico-morales.
Depuis la fin des années 70 jusqu’à la fin des années 80
Les finalités de L’E.P vont s’inscrire dans des enjeux modernes et des
préoccupations éducatives de nature sportive.
En effet, du point de vue enjeux éducatifs, l’E.P.S a adopté le sport d’une
manière définitive et exclusive à travers les I.O de 1977, où nous trouvons que
“l’éducation sportive constituera le support de l’action pédagogique”. La même
position a été prolongée par les I.O de 1982 qui stipulent que « le programme
général du travail doit s’appuyer sur une  pédagogie fonctionnelle dont
l’éducation sportive constitue le principal support ».
Les finalités des I.O 1977 et 1982 sont similaires puisqu’ils sont formulés
sous forme de : « formation intégrante de l’être en tant qu’individu sain et
productif, individu agissant sur l’environnement et individu au sein de la
société. »
Dans ce sens les I.O de 1977 et 1982 avaient essayé de proposer des moyens
pédagogiques pour enseigner le sport, à travers des progressions pédagogiques
dans le cahier vert de 1977, par le biais des situations pédagogiques dans les
I.O de 1982, et la formulation technique et éducative des objectifs (I.O 1977
et 1982).
l’EPS a tracé depuis 1982 l’objectif « permettre l’ouverture sur le monde
entier afin de consolider la fraternité et la solidarité entre les peuples par
la participation aux manifestations sportives internationales ». Cet objectif,
grande spécificité des I.O 1982, nous laisse penser que les décideurs de
l’E.P.S à l’époque étaient conscients du rôle politique joué par le sport et
son impact sur le développement des bonnes relations avec les autres pays.
les I.O de 1977 et 1982, qui visaient à former « un individu sain et
productif » « un individu agissant dans l’environnement » et « un individu au
sein de la société. »
Dans le même ordre d’idée, les I.O 1982 visent le développement de l’esprit de
fraternité et de solidarité entre les peuples à travers les compétitions
internationales du sport scolaire.

A partir des années 90 à nos jours,
Les finalités de l’E.P.S vont connaitre des réformes pour éviter la confusion
de l’EPS avec ses moyens. Ainsi l’EPS a connu l’apparition des orientations
pédagogiques de 1991, puis les orientations éducatives 2000 et le programme
d’enseignement et orientations éducatives 2007. Les finalités stipulées par ces
orientations ont donné plus de légitimité scolaire et sociale à l’E.P.S, par le
changement des préoccupations éducatives qui consistent à préparer un individu
épanoui, compétent et responsable.
D’ailleurs l’E.P.S à travers les O.P de 1991, vise « la valorisation de la
personnalité de l’apprenant », « Démocratisation de l’enseignement de l’E.P.S
sachant que sa pratique est un droit à tous les élèves, qu’ils soient doués ou
non, ces derniers en ont plus besoins » et « la prise en considération du
milieu environnant ou vit l’apprenant». Ces objectifs se spécifient plus sous
forme d’objectifs psychomoteurs, cognitifs et socio affectifs.
Alors que les O.E de 2000, ont rendu l’élève acteur de ses apprentissages :
« …élève épanoui, efficace, apte à assumer ses responsabilités et capable de
s’intégrer dans la société. », « Accorder tout l’intérêt à l’épanouissement de
la personnalité de l’apprenant. » « En tenant compte de ses besoins, ses
aspirations, ses possibilités et ses capacités à partir de la réalité concrète
de l’environnement où il vit. » «  La relation pédagogique repose sur le
contrat pédagogique. » « Formation des groupes en fonction du niveau des
élèves. »
Donc, l’E.P.S visait l’éducation d’un futur citoyen adulte équilibré,
positionné et stable. Ces qualités vont lui permettre de pouvoir s’ouvrir sur
le monde par le sport tout en gardant ses spécificités corporelles
traditionnelles.

Actuellement, et à partir du programme d’enseignement et les O.Ed 2007, il
semble que l’E.P.S s’est engagée dans un processus de modernisation de ses
finalités, ses méthodes, et ses moyens qui devrait la conduire à se définir
comme une discipline d’enseignement à part entière reconnue utile dans et hors
l’école.
Ces O. Ed 2007 inspirées de la charte de l’enseignement et du livre blanc sont
devenus  spécifiques à chaque cycle d’enseignement, pour répondre aux besoins
et intérêt des élèves au collège et au lycée. Elles sont venues au sein des
mutations sociales, économiques et des nouveautés éducatives lors de la moitié
de la décennie de redressement du système éducatif à une période où
l’enseignement est devenu une priorité nationale. C’est pour la première fois
que ces orientations ont été accompagnées par un programme national
d’enseignement d’EPS.
Les O. Ed 07 s’inscrivent dans le cadre de rénovation du système éducatif en
général et le changement et le perfectionnement des méthodes et les stratégies
d’enseignements de toutes les matières. Elles viennent avec une nouvelle
approche d’enseignement, celle de l’approche par compétence et la pédagogie de
l’intégration.
Donc, ces orientations suivent les mutations et les nouveautés éducatives et
pédagogiques, elles visent la modernisation du domaine d’enseignement de l’EPS
et l’amélioration de son rendement pour gagner les défis d’avenir, en mettant
l’élève au centre d’intérêt en le considérant comme un élément actif et
agissant dans l’acte d’enseignement apprentissage.

Les finalités stipulées donc, peuvent se résumer dans : L’incarnation de
l’identité marocaine ancestrale et ses différentes ressources, l’ouverture sur
les acquis et les réalisations de la civilisation humaine moderne,
l’amélioration de l’amour de la nation, l’éducation à la citoyenneté et la
démocratie, avoir l’esprit ouvert de dialogue, de tolérance et du respect de la
différence, le développement du gout de l’esthétique et de l’artistique, le
développement de la capacité à participer positivement dans la gestion de la
chose locale et nationale…

A travers ces orientations, l’EPS est définit comme matière d’enseignement
obligatoire et partie intégrante de l’éducation en général. Elle est une
matière scolaire qui participe dans le développent des aptitudes de l’enseigné,
et lui permet d’acquérir des habilités motrices et des savoirs spécifiques, lui
permettant de s’occuper de sa santé et la qualité de la vie et le rendre
capable de s’adapter aux différentes contextes le long de sa vie.
Dans la même perspective, les objectifs de l’EPS sont définit à travers :
l’acquisition des habilités et développement des qualités perceptivo-motrices
fondamentales, l’acquisition des savoirs liés aux domaines de la santé et type
de vie et d’écologie, l’acquisition des attitudes et comportements liés à
l’éthique du sport et de la compétition noble et la capacité de ‘autonomie et
la responsabilité.
Cependant, la réalité du terrain montre qu’il y’a un très grand gouffre entre
le souhait et le possible, entre le vouloir et le pouvoir, entre la théorie et
la pratique, entre l’officiel et l’officieux, entre l’institutionnel et le
quotidien de l’EPS.

Au sujet de la formation des cadres d’EPS au Maroc
L’histoire de l’E.P.S marocaine, est une série des annales du système
d’enseignement et ces reformes perpétuelles et également une image réduite de
l’histoire de l’E.P.S française.
Influencés par ces deux paramètres, les cadres d’E.P.S marocaine (qui dépassent
actuellement les 9.000) sont à la fois un maître, un instructeur, un moniteur,
un suppléant, un instituteur, un enseignant, un agrégé, un inspecteur, un
entraîneur, un éducateur, un dirigeant sportif, un arbitre,…Pourquoi cette
multitude de taches ? Pourquoi et comment la formation des cadres a évolué ?
Comment ces cadres ont-ils été formés ?
Nous pouvons avancez l’idée que la formation des cadres au Maroc était toujours
dépendante de la formation et formateurs étrangers. D’ailleurs, même ci le
principe de marocanisation des cadres est atteint au début des années 90. La
majorité des enseignants d’EPS, agrégés, formateurs et inspecteurs, reste
attaché à leur formation initiale sous l’égide des professeurs étrangers et
surtout français. Ce qui confirme la dépendance presque totale au système de
formation et d’enseignement français.
Dans cette otique, si nous nous referons à l’évolution chronologique de la
formation des cadres, lors de la période de la colonisation française
(officiellement à partir de 1912) nous allons constater qu’en :
1915 : sortie de la 1ère circulaire ministérielle d’éducation physique,
1918 : apparition de l’éducation physique dans les écoles des colons,
enseignées à l’époque par des moniteurs et instituteurs militaires,
1919 : création du centre d’instruction physique à Rabat et qui forme des
instituteurs et moniteurs en EP. Ce centre est une filiale de l’école de
Joinville crée en 1852 en France. 1920 : la formation est à base militaire et
sportive (jeux de ballons)
De 1929 à 1956 : adaptation de l’EP au milieu Indigène et démarquage de la
gymnastique militaire.

A partir de là, nous pouvons dire que la genèse de l’EPS marocaine n’a d’autres
ressources hégémonique que celle de la France. D’ailleurs, après l’indépendance
en 1956, les bonnes relations entre le Maroc et la France ont persisté à
travers une coopération générale qui a touché tous les secteurs, en
l’occurrence le système éducatif y compris l’EPS.
Cette coopération a été manifestée par la présence des coopérants dans les
centres de formation et dans les établissements scolaires dans presque toutes
les grandes villes du Royaume.
Ainsi, durant la période des années 60 et 70 et en vue de poursuivre les
principes de la généralisation de l’enseignement et de la marocanisation des
cadres, les concepteurs de l’EP ont par obligation privilégié la quantité au
détriment de la qualité 
Plusieurs années après l’indépendance les professeurs sont exclusivement
Français,
En 1962, Mr Bachri à la responsabilité de l’EPS au MEN,
Entre 1963 et 1970 : Mr Courne Loup (Inspecteur d’EPS) à lancé le projet de
formation et préformation en EPS, par l’ouverture de l’ENS d’EPS à Casablanca.
En 1964 : Création de l’ERI d’EPS à Casablanca qui recrute les niveaux de la
4ème, 5ème et 6 ème année secondaire et subissaient une formation de 3 ou 6 ou
9 mois pour enseigner au secondaire.
En 1970 : l’ENS est transformé en CPR d’EPS à Ain Sbâa à Casablanca, géré par
des encadreurs français
De 1974 à 1984 : création du Cycle spécial avec une durée d’étude d’une année.

Le long de cette période, la formation des cadres d’EPS était motivée par les
principes de la généralisation de l’enseignement et de la marocanisation des
cadres et avait par conséquence, un seul souci c’est de combler au plus vite le
vide et le besoin en postes ; Ce qui explique les recrutements continuels des
instituteurs suppléants, sans formation ou avec le niveau de 4ème année
secondaire, et une formation en cocotte-minute (une à deux semaine), surtout en
1964, 65, 66, 67 et 1972 pour remplacer les partants à l’UFRSTAPS en France.
Cependant, en 1979, nous avons enregistré la naissance d’un projet de
réorganisation de l’EPS, élaboré par une commission nationale, sous les
directives royales, recommandant l’obligation de tracer une stratégie
pertinente et ciblée pour développer et renforcer l’EPS scolaire et
universitaire, à travers entre autres, l’amélioration de la qualité de la
formation des cadres.
Ce qui peut expliquer l’ouverture de plusieurs centres de formation, a fin
d’améliorer la quantité et la qualité de l’enseignement de l’EPS. Le centre
pédagogique régionale (CPR) à Casa : de 1970 à 1984, le centre pédagogique
régionale (CPR) à Fes : de 1978 à 1991, le centre pédagogique régionale (CPR) à
Taza : de 1981 à nos jours avec d’autres modalités de recrutement (sa mission
principale c’est de lutter contre le chômage des étudiants en biologie) ; le
centre pédagogique régionale (CPR) à Rabat : de 1980 fermé en 1988  et le
centre pédagogique régionale (CPR) à Marrakech fermé en 1988 

Au niveau des contenus de formation, le programme est passé de l’anatomie,
physiologie, méthodologie, techniques sportives, des années 70 vers un
programme plus riche en y ajoutant la biomécanique, la psychopédagogie, la
psychologie humaine et la pédagogie spéciale lors des années 80. Dans la même
perspective, 1985 a connu l’ouverture de l’école normale supérieur (l’ENS) à
Taza et à Fès pour absorber les deuguistes et les licenciés en biologie qui
risquent de chômer après la fin des études universitaires. En 1986 : ouverture
du centre de formation des inspecteurs. Et en 1989 : ouverture de l’ENS à Casa
sous 2 formule : bac plus 4ans, ou sortant su CPR plus 2ans.
Actuellement, la formation des cadres prétend répondre à la qualité plus que la
quantité, dans ce sens: 1990 a connu le démarrage du cycle d’agrégation à l’ENS
d’EPS de Casa avec un stage de formation en France ; Le CPR de Taza continu a
recruté les deugistes en biologie et uniquement avec des mentions. L’ENS de
Casa continu de recruter des bacheliers avec plus de 13 en moyenne de réussite
au bac.

Grâce à cette mosaïque des modalités de recrutement, de formation et de
provenance, puisque plusieurs cadres sont allés chercher leurs diplômes à
l’étranger et surtout en France, en Belgique et au Canada, l’EPS marocaine se
veut à la fois multiple et unique, à la fois confuse et clair, à la fois
moderne et traditionnel, à la fois Française et Marocaine.

En France, la question de la mixité et de la place des filles en EPS est
souvent posée. Qu’en est-il au Maroc, où la place des femmes a énormément
évolué en peu de temps ?

Contrairement à la France où les établissements scolaires (ZEP) accueillent des
élèves de nationalités différentes, donc des cultures, des valeurs et des
croyances différentes, voir même opposées, Au Maroc, ce problème ne se pose
pas, car dans les établissements publics, il n’ya que la nationalité marocaine.
Ce qui nous laisse dire que la mixité est un obstacle surmontable et ne biaise
pas les leçons d’EPS. D’autant que le statut social de la fille a évolué grâce
à plusieurs paramètres nationaux et internationaux, en l’occurrence l’école qui
est mixte et à qui à une grande responsabilité dans l’acquisition de nouveaux
rapports et valeurs concernant la femme.
Dans ce sens, l’E.P.S en tant que matière scolaire a pu contribuer à la
redéfinition des rapports féminins/masculins à travers la mixité dans les
leçons d’E.P.S.
Cependant, malgré, la volonté de l’E.P.S de valoriser la fille marocaine, cette
discipline n’échappe pas aux tabous liés au corps féminin, car elle est
représentée comme un moment et un lieu de transgression du corps féminin
social.
De ce fait, la mixité en E.P.S est en fonction du milieu (urbain/rural) des APS
(de contact/ non contact) est un phénomène qui limite la participation de la
fille surtout l’adolescente. Cette discipline est conçue comme un moment et un
lieu de d’exhibition du corps, d’échanges de signaux, de communication
corporelle, de contact direct et sans limite entre la fille et le garçon. Cette
transgression est due à la nature des A.P.S qui permettent d’une part, un
certain contact corporel entre les garçons et les filles (sport collectif de
contact) et les A.P.S qui donnent l’occasion à la fille de s’exprimer avec son
corps, sous le regard admiratif du garçon comme la gymnastique.
Malgré cela, l’enseignant d’EPS est obligé de trouver les solutions
pédagogiques qui incitent les filles à exercer en mixité. D’ailleurs, le
travail par niveau d’habileté avec une pédagogie différenciée met
obligatoirement les élèves en mixité, et on constat souvent qu’ils travaillent
en une parfaite harmonie et coopération. Il faut seulement qu’un climat de
confiance et de respect mutuel reine dans la classe.
Je dois avouer aussi que même si la classe d’EPS est souvent constituée par
quelques filles voilées, ces dernières ne sont pas très réticentes ni contre
l’EPS, elles s’engagent à fond et exercent leurs motricités convenablement et
ne sont pas contre la mixité. Cela peut être expliqué par la contrainte de la
notation à la fin du cycle, ou parce que la majorité des filles voilée le font
par obligation (parentale, sociale ou économique). D’ailleurs à part des cas
isolés, même les filles voilées par conviction ne présentent pas des obstacles
au bon déroulement de la leçon d’EPS, seulement, il faut que la relation
pédagogique entre l’enseignant et les filles voilées soit positive et
constructive. Également, et en l’absence de la natation dans les établissements
scolaires, la gymnastique et la seule APS qui pose un problème (à cause du
regard, critique, moqueries,…) alors que dans les sports collectifs ce sont les
filles qui demandent de jouer avec et contre les garçons et non pas le
contraire.

Nous venons d’évoquer les problématiques liées à la question de la mixité ou
plutôt la place des filles en EPS, évidemment ce n’est pas le seul problème. En
France par exemple, la question du handicap est de plus en plus présente, celle
de la notation également. Qu’en est-il au Maroc et y a-t-il d’autres débats qui
sont d’actualités ?

Le système éducatif marocain n’échappe pas aux sujets et débats d’actualité que
ce soit au niveau local, Africain, Arabe ou International. Les conjonctures
liés à ces contextes génèrent et nous exportent continuellement des sujets et
préoccupations que les décideurs de la chose éducative prennent au sérieux et
mettent au centre d’intérêt du mouvement éducatif. Dans ce sens, le MEN ménage
tous les efforts pour le financement et le lancement des projets de réflexions,
des formations, des séminaires et rarement par des recherches et études sur le
terrain, afin de trouver des solutions adaptées au contexte éducatif marocain.

Parmi les sujets d’actualité dans le secteur d’enseignement nous trouvons :
l’approche par compétence, la violence dans les établissements scolaires,
l’échec et la déperdition scolaire, la citoyenneté,…
L’EPS en tant que matière d’enseignement est concernée par ces débats en
communs avec les autres matières mais, à cause de sa spécificité psychomotrice,
elle traite d’autres sujets et préoccupations particulières, en l’occurrence,
les dispenses, le programme d’enseignement par l’approche par compétence, la
pédagogie de l’intégration, les personnes handicapées (asthmatiques, diabètes…)

Vu l’importance de ces sujets, l’espace et le temps qu’ils demandent pour les
traiter je vais me concentrer sur le problème des personnes ou élèves à besoins
spécifiques (handicapées) que je juge plus bénéfique.
Personnellement et dans le secteur d’enseignement, je préfère utiliser le terme
personnes à besoin spécifique (plus éducatif) que d’employer le terme handicapé
(anti pédagogique et ségrégationniste).
En effet, la volonté institutionnelle de prendre en considération les élèves
handicapées (non doués) était claire en EPS depuis le début des années 90 à
travers les 0P 1991. Elle continue à prendre d’importance par des notes
ministérielles. Cette philosophie est devenue à nos jours une priorité
politique, sociale et éducative, d’une part grâce à la volonté de la famille
royale qui milite pour valoriser ces citoyens et d’autre part, grâce aux ONG
spécialisées dans le domaine, qui donnent une éducation spécifique et adaptée
aux personnes à besoin spécifiques.
D’ailleurs, lors du premier discours adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI
à la Nation le 30 juillet 1999, à l’occasion de la fête du trône il active le
rôle de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, qui voue son action aux
affaires des pauvres, des nécessiteux et des handicapés. Ensuite, il lance
l’initiative nationale de développement humain (l’INDH) en faveur des pauvres,
la femme et les handicapés,…Et en 2008 il adresse un message aux participants
aux Assises nationales du Sport, où SM le Roi Mohammed VI et avait montré
l’intérêt qu’il porte aux personnes handicapées en stipulant que : « La
pratique sportive devient, de nos jours, un des droits fondamentaux de l’Homme.
Il est donc nécessaire d’en élargir l’accès aux hommes et aux femmes de toutes
les franges de la société sans distinction aucune, aux régions et zones
défavorisées et aux personnes à besoins spécifiques… » Et c’est dans ce cadre
que le Maroc dispose de plusieurs organismes et association qui veillent sur
l’intégration positive des personnes à besoin spécifiques et la promotion des
activités physiques et sportives adaptées à leurs besoins. Dans ce sens la
Fédération Royale Marocaine des Sports pour Personnes Handicapées (la Princesse
Lalla Amina, présidente de Special Olympics Maroc,) est un exemple modèle en
faveur de cette population Marocaine et qui vise entre autres à introduire les
activités physiques Adaptées en milieu scolaire et universitaire et d’eliminer
le dispense de pratique sportive des Handicapés en séance d’éducation physique
et sportive. Aussi, la nouvelle loi 30.09 relative l’éducation physique et aux
sports affirme en préambule que « … Le sport … constitue à ce titre un levier
de développement humain et d’épanouissement de toute personne, notamment des
personnes handicapées, un élément important de l’éducation et de la culture et
un facteur fondamental de santé publique. »
Cependant en EPS, même si les personnes à besoin spécifiques sont valorisées du
point de vue humain par les enseignants d’EPS, ils restent sur le plan
pédagogique et didactique des cas marginalisés et mal intégrés aux leçons
d’EPS. Cette situation négative en faveur de ces élèves spécifiques peut être
expliquée par : La défaillance de la formation initiales qui a engendré
l’incompétence des enseignants à proposer des contenus d’enseignement adaptés
(asthmatiques, diabétiques, obeses et handicapés moteurs,…) et aussi par manque
d’initiative et de volonté, par peur d’accidents, par contrainte matérielle et
temporelle, etc.

Au cours de cet entretien, on voit que le rapport avec le « sport » est très
important ! Pourtant, il reste ambiguë, ou particulier ? Peut on y voir une
similitude avec la problématique « française » liée à la question de l’identité
de la discipline ?

Puisque le sport Français est en majorité un sport professionnel, bien
structuré au niveau fédéral, régional et local. En parallèle l’EPS et l’UNSS
sont largement meilleurs du point de vue organisation, formation, conceptions,
installations et ressources,… je ne pense pas qu’il y a une ressemblance avec
le contexte marocain.
De la sorte, au Maroc malgré la séparation au niveau de l’organigramme du
ministère entre l’E.P.S et l’ASS qui se confond avec le sport civil nous
pouvons affirmer qu’il y a une sorte d’absorption de l’E.P.S par le sport
scolaire d’où cet amalgame entre les deux secteurs qui sont différent mais
complémentaires dans les rôles, finalités et missions.
Ainsi, la confusion de l’E.P.S avec le sport est à double tranchant, d’une
part, elle lui assure sa légitimité politique, sociale et l’attention
particulière accordée par les pouvoirs publics, et d’autre part, elle lui
attire souvent des problèmes de rendement externe en l’accusant à chaque fois
que le sport civil connait la crise de résultat.
En effet, le déclin du sport national qui a été concrétisé par la mauvaise
prestation de la délégation marocaine aux jeux olympique de Pékin et La
prestation déshonorante de l’équipe nationale de football, qui n’a pas pu se
qualifié au championnat d’Afrique des nations et à la coupe du Monde 2010, en
plus de la chute de tous les autres sport en surtout de l’athlétisme et du
tennis a poussé S.M le Roi à intervenir directement pour tracer un plan
stratégique de redressement du sport et à subventionner le sport de haut niveau
et à nommer des nouveaux dirigeants capables de redémarrer le sport national.
Donc, suite aux hautes directives plusieurs séminaires, études, recherches,
mesures et suggestions sont proposées pour relancer le sport, et il s’avère que
l’EPS est accusée comme secteur qui a participé au déclin du sport marocain.
D’ailleurs, le long de l’histoire à chaque fois que le sport national connait
l’échec dans les compétitions de haut niveau (1979 et 1994, 2004, 2008, 2009)
l’EPS et le sport scolaire sont accusés.
Finalement la reconnaissance de la discipline d’E.P.S au sein de l’école n’a de
sens pour les acteurs politiques que par sa contribution à l’alimentation du
sport national.
La confusion s’accentue aussi, par le fait que le sport scolaire fait partie
des quatre secteurs formels du sport au Maroc et les professeurs d’E.P.S ont
une double identité : Enseignant (leçons d’EPS) et entraîneur (séances d’ASS).
L’A.S.S dans certaines régions (rurales) a même le statut de club. Egalement,
la direction de la promotion du sport scolaire et de l’organisation des
compétitions sportives scolaires a pour missions de: Promouvoir et organiser
les activités sportives en milieu scolaire public et privé; représenter le
Ministère au sein de la fédération royale marocaine du sport scolaire; assurer
l’élaboration et le suivi d’une banque de données des athlètes scolaires;
assurer les relations avec les différentes organisations sportives nationales,
internationales et notamment le comité national olympique marocain et les
fédérations marocaines de sport en concertation avec les autorités
gouvernementales concernées; assurer la formation continue du personnel
d’encadrement des athlètes scolaires.
L’identité sportive collée à l’EPS se justifie également par une convention de
partenariat et de coopération entre Le ministère de la Jeunesse et des Sports,
le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la
Formation des cadres et de la Recherche scientifique et la Fédération royale
marocaine d’athlétisme (FRMA), d’une part, et la Fédération internationale
d’athlétisme (IAAF), de l’autre. Cette convention, signée par Nawal El
Moutawakil, l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, Latifa El Abida,
secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement scolaire, Abdeslam Ahizoun,
président de la FRMA, et Lamine Diack, président de l’IAAF, a pour objectif de
promouvoir et de développer l’athlétisme dans le milieu scolaire, en tant que
discipline fondamentale du programme de l’éducation physique et sportive. Les
parties signataires de cette convention s’engagent ainsi à renforcer la
formation de l’encadrement technique et pédagogique, l’amélioration progressive
des conditions de la pratique de l’athlétisme en milieu scolaire et la mise en
œuvre du projet pilote initié par le ministère de l’Education nationale dans
les écoles primaires. En vertu de cet accord, le ministère de l’Education
nationale s’engage à réaliser un projet pilote au niveau de l’Académie
régionale de l’éducation et de la formation du Grand Casablanca et à développer
des activités athlétiques dans onze établissements d’éducation et
d’enseignement primaires publics relevant de cette Académie.
Cette convention, comme l’a signalé Mme Al Abida, Secrétaire d’Etat à
l’enseignement, donnera un nouvel élan au développement du sport national, en
particulier l’athlétisme qui constitue une fierté pour le Maroc sur la scène
internationale, soulignant que l’importance accordée à l’activité sportive dans
le milieu scolaire est dictée par sa contribution notamment à l’insertion
sociale. Dans ce cadre, a-t-elle ajouté, le ministère de l’Education nationale
a élaboré un plan stratégique visant le développement du sport scolaire,
notamment dans les établissements primaires (6.900 écoles), précisant qu’un
projet expérimental a été également élaboré en concertation avec l’Académie
régionale du Grand Casablanca, qui sera généralisé prochainement à l’ensemble
des Académies du Royaume.
Dans cette perspective, parmi les neuf conventions de partenariat, qui ont été
signées, devant SM le Roi Mohammed VI, à l’occasion de la mise en place du
programme d’urgence pour la réforme du système de l’éducation et de la
formation 2009-2012, celle concernant le partenariat avec le ministère de la
Jeunesse et des Sports émerge du lot. Elle vise à promouvoir le sport scolaire
et l’éducation physique, à travers la promotion du sport dans les
établissements scolaires et l’utilisation des capacités communes, humaines,
matérielles et organisationnelles, dans le but d’élargir la base de la pratique
sportive, sur les plans : local, régional et national.
Cette convention, qui fixe le cadre général de la coopération entre les deux
départements,   s’inscrit dans la vision dynamique de redonner au sport la
place qui lui revient de droit et reflète la mobilisation de l’ensemble, des
autorités et des acteurs, pour contribuer, au côté du ministère, à la
réhabilitation de l’école publique, levier essentiel pour la réussite du projet
de développement, démocratique et moderniste du Maroc.
Encore, parmi les axes stratégiques préconisés lors des travaux de l’assise
nationale sur le sport en 2008, il y a l’axe numéro cinq : Instituer des
synergies entre le MJS et le MEN. Il recommande de refondre les programmes
d’éducation physique dans les établissements scolaires, de mettre en place les
cursus sportifs et scolaires adaptés aux talents, de définir les passerelles
avec les filières scolaires classiques ou professionnalisantes,
d’identification d’établissements aptes à dispenser ces formations ; de
renforcer les programmes de compétitions scolaires régionales, nationales et
internationales, de mettre en place des partenariats entre MEN et MJS pour
l’utilisation croisée d’infrastructures sportives, de signature d’un accord
cadre entre le MEN et le MJS, de signature des partenariats entre les délégués
des deux entités, de renforcer la participation des professeurs d’EPS au sein
du mouvement sportif, de définition des modalités d’intervention des
professeurs et de lancement d’une campagne de sensibilisation au sein du corps
professoral.
Il s’agit là d’une première réponse apportée à notre lamentable participation
aux Jeux Olympiques de Pékin, faisant de l’EPS et du sport solaire la clef de
voûte de passage vers l’excellence.

Aujourd’hui et avec le recul, comment jugez-vous l’éducation physique qui est
faite actuellement au Maroc ? Et en lien avec ma première question, sur le rôle
de l’histoire pour savoir « d’où on vient et où on va » j’aurais envie
également de vous demander comment vous voyez l’EPS de demain au Maroc.

Actuellement, le système d’enseignement public marocain (l’EPS incluse) est
qualifié de déficient et stérile. Il vit une décadence et un recul sans
précédent. Il produit de plus en plus de jeunes incompétents, mal formés, mal
adaptés aux nouvelles technologies, perdus et sans identité claire. Le système
éducatif est en déphasage avec ses finalités et missions, par manque de
formation chez les enseignants, par manque de motivation et de conscience
professionnelle et par manque de citoyenneté de la part de tous les agents du
système.
Face à la surcharge des classes (une moyenne de 40 élèves par classe), il y a
manque de moyens logistiques, didactiques et pédagogiques, d’où, la majorité
des enseignants bricolent, font de la surveillance au lieu de l’apprentissage,
poussent les élèves aux heures supplémentaires payantes. Par conséquence, la
violence, la tricherie, l’indifférence, l’échec scolaire et l’abandon de
l’école sont qualificatifs habituels de l’établissement scolaire public. Cette
réalité décevante et alarmante pousse la majorité des parents à opter par
obligation au recours soit aux heures supplémentaires, soit à l’enseignement
privé, malgré les prix flambants qui ne sont pas à la portée de tous les
ménages.
Il est temps, donc, de tirer le signal d’alarme pour sauvegarder notre école
publique, victime d’un système éducatif faible et stérile. Le problème de
l’enseignement public doit être traité d’une façon globale et
interministérielle, ce secteur nous concerne tous et c’est à chacun d’entre
nous de réfléchir et de se concentrer un peu dans l’affaire pour trouver les
meilleures solutions qui sauveront notre avenir du sinistre qui le menace.
En effet, le MEN n’est pas resté les bras croisés, il a fait recours à
plusieurs reformes qui n’ont pas donné satisfaction car l’école, le collège, le
lycée et l’université baignent toujours dans la crise. Malgré le lancement
depuis le début de cette décennie par La commission spéciale de l’éducation et
de la formation (COSEF) d’une charte d’enseignement, elle n’a pas pu secourir
l’école de ses maux. Cette réalité est confirmée par l’organisation
« onusienne » qui cite le Maroc parmi les pays les plus faibles.
L’EPS en tant que matière d’enseignement n’échappe pas à cette crise
puisqu’elle fait partie d’un corps malade, handicapé et retardé.
Même si, L’E.P.S institutionnelle (OP 2007 et notes ministérielle) est devenue
au service de la société avec des préoccupations éducatives qui consistent à
former des élèves compétents, épanouis et responsables, en prétendant éduquer
des futurs citoyens adultes équilibrés, positionnés et stables, la réalité
quotidienne du terrain fait preuve du grand décalage entre le souhaitable et le
réalisable.
Impulsé par une volonté politique de réforme du système éducatif, à travers la
charte d’enseignement et un plan d’urgence, l’EPS d’aujourd’hui est régie par
les OP 2007, qui sont venue dans le cadre de révision et réformes du système
d’éducation et de formsation. Ces orientations sont représentées comme un
référentiel de base sur le plan national, permettant la conception et la mise
en œuvre des nouvelles pédagogies et démarches didactiques. Ces contenus et
formes pédagogiques tirent ressources des recommandations établies lors des
différents forums et séminaires liés au redressement du système d’enseignement,
durant la décennie (2000-2010). Elles viennent dans la perspective de
rénovation et de modernisation du champ éducatif, afin d’améliorer le rendement
du système et de gagner les défis d’avenir. Ces orientations mettent l’élève au
centre d’intérêt, en tant qu’agent actif dans l’action d’enseignement,
d’apprentissage, et disposant d’aptitudes et de qualités qu’il faut prendre en
considération.
L’EPS actuelle est une matière d’enseignement obligatoire, elle fait partie
intégrante du système éducatif, elle participe par le biais des activités
physiques et sportives dans le développement des compétences de l’enseigné et
lui faire acquérir des habilitées et des savoirs spécifiques lui permettant de
s’habituer à conserver sa santé et s’intéresser la qualité de sa vie.
La spécificité de l’EPS actuelle est l’enseignement par l’approche par
compétence. Cette approche poursuit essentiellement trois objectifs
principaux : mettre l’accent sur ce que l’élève doit maîtriser, donner du sens
aux apprentissages et certifier les acquis de l’élève.
Du point de vue méthodologique, l’EPS à l’école est structurée par un projet
d’établissement, un enseignement par modules, un cycle d’apprentissage
(constitué de 10 à 12 séances) et former par des séances d’évaluation
diagnostique, leçons d’apprentissage avec évaluation formative, des leçons
d’apprentissage chapeautées par des objectifs terminaux d’intégration, des
objectif terminaux du cycle, des objectifs séquentiels, objectif de leçon et
séance d’évaluation sommative… Une armada d’étapes et de concept qui ont rendu
la tâche de l’enseignant plus flou, plus complexe et non fonctionnelle.
Pourtant, en manque d’une formation initiale et continue poussée, je suis
certain que cette reforme restera dans les armoires et l’enseignant sera
toujours centré sur les savoirs plutôt que sur l’élève, même si dans les
travaux destinés à cette approche, il paraît, qu’elle est basée sur le principe
de l’intégration des acquis, notamment à travers l’exploitation régulière de
situations d’intégration et l’apprentissage à résoudre des tâches complexes.
Grosso modo, l’EPS qui fait partie d’un système éducatif en crise, n’échappe
pas aux lacunes et contraintes et dysfonctionnement du système du point de vue
du recrutement et de la formation des cadres, de la formation continue, du
déficit en terrains, en installations et matériel sportif que ce soit aux zones
urbaines que rurales, souvent, la pratique de l’EPS est interrompue en raison
des aléas climatiques. Le surnombre et la surcharge des classes, induit un
temps plus faible d’engagement moteur des élèves à cause de la diminution du
nombre de répétition, ainsi, l’enseignant « animateur » à plus le souci de
contrôler et gérer les conflits que d’enseigner. Les horaires impartis à
l’enseignement de l’E.P.S, ne sont pas bien investis et sont insuffisants,
puisque le professeur arrive à peine durant un cycle de 6 ou 12 séances à
familiariser ou initier les élèves « éternel débutant » à certains sports.

En ASS (UNSS), le sport scolaire n’est plus rentable, il est devenu
folklorique, caduc et bricolé, malgré les milliards de dirhams dont dispose la
Fédération Royale Marocaine du Sport Scolaire. L’organisation des compétitions
« festivités » scolaires sert plus pour justifier les dépenses abusives de
l’argent que pour détecter, sélectionner et orienter les jeunes talents.
Dans les établissements, le sport scolaire souffre entre autres, des problèmes
internes de l’organisation et la programmation des cours des matières
intellectuelles durant les après-midi réservés au sport scolaire ce qui empêche
le recrutement des élèves talentueux, la majorité des classes ne bénéficient
pas de ces heures car certains directeurs de lycée programment des cours
académiques pour leurs élèves pendant cet après-midi et des enseignants, par
manque de motivation ou de contrôle pédagogique de la part de l’inspecteur,
considèrent ces heures d’A.S.S, comme des heures facultatives.
Dans le primaire, malgré l’existence de 3 fascicules de l’E.P.S et
l’instauration de séances de deux fois 45 minutes d’E.P.S hebdomadaire, les
objectifs ne peuvent être atteints du fait que les instituteurs ne sont pas
bien préparés et formés pour enseigner cette discipline. Ils n’ont pas les
compétences pour détecter les talents. Les professeurs du collège et ceux du
lycée présentent une grande hétérogénéité en matière de formation et souvent
ils ne maîtrisent pas une spécialité. Ils sont souvent en retard sur
l’évolution des techniques et du règlement de quelques disciplines, de ce fait
le problème de l’arbitrage surgit souvent lors des rencontres sportives
scolaires.
Dans l’enseignement supérieur à l’exception d’une programmation annuelle, des
rencontres sportives il n’existe pas de programme précis et judicieux.

Finalement, la réalité du terrain montre que l’EPS comme les autres matières
accuse plusieurs problèmes structuraux et fonctionnels, elle ne répond que
partiellement aux attentes des décideurs et aux mutations que vit le royaume
sur le plan : social, économique et politique. Cette situation reste toujours
d’actualité, malgré les réformes « précipitées » par le MEN pour mettre à
niveau l’enseignement de l’EPS et l’ASS.

L’EPS de demain…
Je ne suis pas très optimiste sur l’avenir proche de l’EPS marocaine, à cause
des dysfonctionnements déjà cités, dont elle souffre. L’EPS qui fait partie
d’un système d’enseignement en crise (selon un rapport de la Banque mondiale,
sur 14 pays, le Maroc réussit à occuper le 11ème rang, dans la région MENA
(Afrique du Nord et Moyen Orient et 126ème sur 177 pays), ce qui montre que
c’est un système ancien, mal géré, mal orienté et contrôlé, donc notre matière
ne peut pas faire l’exception.
En partant de l’idée que l’enseignement est une question d’avenir et de
devenir, les reformes d’avenir doivent viser, une école conforme aux
aspirations de tous les marocains. Une école au sein de laquelle l’E.P.S, sera
capable de prendre place et aura un rôle social, économique et politique à
jouer.
Ainsi, en réaction précipitée, et pour préparer la jeunesse aux défis
économiques et technologiques du 3ème millénaire et pallier les problèmes dont
le système souffre, le gouvernement marocain a fait de l’enseignement une
urgence nationale lors de cette décennie. Par conséquence le MEN a procédé par
des reformes du système en rénovant les programmes, la formation des cadres,
les orientations pédagogiques, l’évaluation et notation,…
L’E.P.S pour sa part, devra réagir pour préciser et affirmer sa place au sein
du système, en impliquant sérieusement tous les acteurs dans les reformes, en
partant des attentes des élèves avant tous, puis de l’enseignant qui exerce
dans le terrain, et enfin le concepteur qui exerce dans le bureau, bref en
inversant les rôles dans la prise de décision.
Elle devra redéfinir ses finalités, ses moyens, ses enjeux spécifiques, ses
contenus qui doivent être adaptés aux besoins et intérêts des jeunes marocains.

l’E.P.S de demain doit déterminer des programmes des différents niveaux
d’enseignement, une augmentation des horaires d’E.P.S dans chaque niveau, la
formation d’instituteurs spécialisés en E.P.S primaire, le recyclage permanent
des professeurs d’E.P.S. Elle doit viser l’implication de l’élève dans le choix
des APS, dans processus d’enseignement en le rendant acteur de ses
apprentissages en se basant concrètement sur les pédagogies recommandées
« pédagogie de l’intégration, pédagogie différenciée, pédagogie du contrat ». A
travers ces outils d’interaction, il y a une participation continuelle de
l’élève qui en collabore avec l’enseignant dans l’élaboration et la
construction de ses apprentissages. De ce fait, l’unité pédagogique d’un même
établissement doit sérieusement concevoir et mettre en œuvre le projet
pédagogique de l’EPS, et le projet d’ASS.
L’E.P.S de demain, doit faire l’objet du même intérêt accordé aux autres
disciplines d’enseignement et à ce titre, ses horaires doivent être fixés avec
soin, la détermination des objectifs et l’élaboration des programmes tiendront
compte de l’âge de l’apprenant et à son développement physiologique,
psychologique et cognitif, ainsi qu’aux spécificités régionales,
socioculturelles, écologiques et climatiques, les objectifs seront focalisés
sur l’acquisition et le développement des habiletés perceptives et motrices de
base, des connaissances et des savoirs relatifs à la santé, à la qualité de la
vie et à l’écologie des attitudes et des comportements, conformément à la
déontologie du sport, préparant à la compétition loyalement dans le sens de
l’autonomie et de la responsabilité. Les méthodes d’enseignement et les
activités d’apprentissages privilégieront les jeux traditionnels, les activités
d’expression corporelles, les activités athlétiques, les jeux collectifs et les
activités de plein air, en fonction des spécificités locales. Les professeurs
d’E.P.S sont tenus d’accorder un intérêt particulier à la détection et à
l’encouragement des élèves doués de talents exceptionnels et à les orienter
vers l’excellence dans la compétition sportive. Créer des cellules de recherche
pour effectuer des recherches théoriques, techniques et professionnelles, la
production d’outils et de critères d’évaluation des capacités   sportives des
jeunes, la production de supports didactiques utilisables par les enseignants
et les entraîneurs, la résolution des problèmes liés à la pratique de l’E.P.S.
Finalement l’EPS de demain doit s’engager dans un processus irréversible qui
devrait la conduire à se définir comme une discipline d’enseignement à part
entière dotée d’objectifs et de contenus originaux lui permettant d’être
intégrée, reconnue utile et ré-investissable. Son identité scolaire semble
passer par la construction d’un corpus de connaissances, de savoirs et d’outils
méthodologiques permettant aux élèves de s’intégrer dans la société et de gérer
leur vie physique ultérieurement.
Les perspectives du sport scolaire peuvent s’ordonner d’un côté, dans la
ré-instauration de l’A.S.S de masse dans le lycée, la décentralisation de
l’A.S.S de masse par rapport à l’A.S.S d’élite pour recevoir le maximum
d’enseignants pour son encadrement, une augmentation du taux des participants
par l’élargissement des choix d’activités en se démarquant des activités
classiques, une meilleure exploitation des installations sportives et un
meilleur rendement du personnel, une meilleure adaptation des activités de
l’A.S.S aux réalités et aux spécificités locales, une initiation des élèves à
la vie associative, une liaison entre les cours d’E.P.S et les séances d’A.S.S,
une participation des élèves comme joueurs mais aussi leur investissement est
très souhaitable dans les tâches d’organisation, de managérat et d’arbitrage.
L’A.S.S d’élite pourra réfléchir à une révision du planning des championnats de
manière à ce que cette activité ne mobilise pas tous les enseignants, ces
derniers peuvent se préoccuper de l’A.S.S de masse, la participation efficace
des commissions techniques spécialisées au niveau de chaque délégation, qui
seront chargées de la planification, de l’organisation et de la supervision de
l’élite sportive scolaire, l’opérationnalisation des stages de formation et de
formation continue des encadreurs dans chaque discipline, la mise en œuvre des
sélections de chaque délégation pour permettre la libération d’un maximum
d’enseignants pour l’encadrement de l’A.S.S de masse, l’élaboration des
partenariats avec les clubs proches et la commune pour l’exploitation des
terrains, la création des centres d’entraînement, d’écoles de sport, des clubs
sportifs scolaires, fonctionnant le soir dans un cadre associatif à l’instar
des clubs civils, libérer les élèves le mercredi et le vendredi après-midi,
multiplier les collèges d’athlètes, les sections sports études, la
préformation, impliquer plus les parents dans l’A.S.S, la formation des élèves
à l’arbitrage dans toutes les disciplines afin de gérer d’une manière autonome
les rencontres sportives, la spécialisation réelle de chaque enseignant dans
une ou deux disciplines sportives, la révision des programmes des centres de
formation, la programmation de stages pédagogiques d’A.S.S pour les
élèves-professeurs le vendredi après-midi, la médiatisation du sport scolaire,
la participation régulière avec le maximum de disciplines aux différentes
manifestations scolaires et universitaires (maghrébines, arabes, et
internationales).
Toutefois, l’avenir de l’E.P.S est déterminé par l’élaboration d’une stratégie
multidimensionnelle. Cette dernière, consiste à impliquer les différents
acteurs (enseignants, agrégés, inspecteurs, formateurs, administrateurs et
parents) dans l’élaboration des O.P et des programmes et guides de
l’enseignement relatifs à l’E.P.S.
Ces propositions ne sont nullement des recettes magiques à appliquer à la
lettre pour surmonter les handicaps de l’EPS et du sport scolaire. Mais elles
représentent des pistes de réflexions, pouvant mettre notre discipline et
principalement le sport scolaire sur la bonne voie afin qu’il s’acquitte de sa
mission principale qui est d’alimenter le sport civil par des jeunes talent
capables d’intégrer les différentes sélections nationales et dans un futur
proche permettre à notre pays de concurrencer les grandes nations sportives et
voire même de les dépasser.

Pour conclure…

Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion à travers votre site, de partager
ma vison sur l’EPS marocaine. Je profite de l’occasion, pour exprimer gratitude
à mes collègues formateurs, concepteurs et agents de l’EPS français que j’ai
côtoyés de près et qui ont marqué ma vie professionnelle, entre autres, M.
Volondat, A. Hebrard, G. Klein, J. Fernandez, A. Billat, M. Pradet, J.L.Morier,
et tous les enseignants du lycée Belle vue à Toulouse.
J’espère être à la hauteur des aspirations des lecteurs et je souhaite à
travers mes réponses pouvoir donner une idée sur l’histoire de l’EPS au Maroc,
son présent et son avenir probable. Je pense qu’à travers cet entretien, nos
chers lecteurs peuvent faire une étude comparative entre l’EPS marocaine et
Française, ils peuvent nous aider à diagnostiquer nos lacunes et nous proposer
des solutions palpables pour y remédier. Sans doute et malgré les différences
de contextes, ils s’apercevront qu’il y a une similitude historique entre l’EPS
marocaine et française, une similitude conceptuelle et théorique et une
similitude fonctionnelle et pratique. Bref, l’EPS au Maroc est une image en
miniature de celle en France.
J’espère une longue vie à votre site et qu’il restera toujours comme une bouffé
d’air pour les acteurs et professionnels de l’éducation physique et sportive et
contribuera continuellement à alimenter le champ éducatif par des débats
éducatifs intéressants et enrichissants.

Entretien avec Ayoub Achaach 
Nous vous proposons de faire la connaissance de Ayoub Achaach Fondateur du site
EPS Maroc, qui nous propose une interface remarquable fruit de sa formation en
EPS et de sa formation en informatique. Il enseigne à Agadir au collège
Almosatqbal Azrou ait melloul

Première question : Pouvez-vous s’il vous plaît, nous présenter votre site
« EPS Maroc » ?

Au cœur  d’ Epsmaroc.org  se trouve une communauté internationale
essentiellement francophone, d’Europe, d’Afrique de plus de 42.000 membres,
tous motivés par le libre partage de la connaissance, avec au total près de 70
000 Sujets. Nous avons organisé le site à travers différentes rubriques,
Analyses didactique , Cycles & situations pédagogiques, ensuite un volet de
Règlements et Arbitrages , en passant par une rubrique Entre professeurs d’EP.S
qui englobe la documentation, des résultats sportifs, la formation
professionnelle continue qui est un axe très important dans notre cursus entant
que professeur d’EPS, également une section EPS dans le système d’enseignement
marocain, et nous avons pensé aux futures professeurs en créant une rubrique
des établissements de Formation des Cadres au Maroc, et sans oublier une
rubrique que je trouve personnellement très fructueuse « les promotions », qui
nous permet de retrouver les souvenirs du passé.
 Aujourd’hui le nombre d’inscrits et le nombre d’articles disponibles font que
le site s’est un peu élargi et couvre une large gamme de publiques toutes
spécialités confondues. « Epsmaroc » permet à des milliers de personnes
(professeurs d’EPS), l’accès facile à l’information, de pouvoir télécharger les
milliers des documents, de fiches qu’il ne pourront peut être jamais croiser
dans une librairie ou un kiosque.

Comment l’idée d’un site sur l’EPS au Maroc est-elle née ?
 
Cette idée est née plus exactement en 2000, je voulais avoir un site qui me
permette d’avoir une source d’échange et de partage sur l’EPS marocaine, pour
ainsi m’aider dans mon travail. J’ai commencé par une petite page web chez un
hébergeur gratuit, hélas ce dernier a supprimé toutes les pages qui se trouvent
dans son serveur. J’ai heureusement eu le temps de numériser tous les
documents.
Puis en 2007, j’ai parlé de ce projet à mon ami Abouayassir (confrère), il a
trouvé l’idée originale et là tout a commencé ! Nous avons donc commencé le
travail et petit à petit, des professeurs nous ont encouragés et ont apporté
leurs pierres à l’édifice, pour enrichir cet espace appelé « epsmaroc.org».
Aujourd’hui le nombre d’inscrits et le nombre d’articles disponibles font que
le site s’est un peu élargi et couvre une large gamme de publics toutes
spécialités confondues.

On voit donc que le site est le fruit d’un collectif et d’une amitié ainsi, vu
le nombre de sujet, le collectif a dû grandir ? On est finalement très proche
des valeurs d’équipes, d’entraide, d’échange, que l’on retrouve dans le sport ?

Tout à fait d’accord, c’est exactement ça ! Epsmaroc est en quelque sorte
l’image d’une équipe qui prend de la valeur de groupe comme principe de
travail, et ça nous a beaucoup aider dans le développement du site en terme
contenu, de réflexion, de propositions, un véritable plus, et oui effectivement
à plusieurs on ne peut que progresser !
Au sein de notre équipe, nous avons notre cher inspecteur central Mr Chourafi
qui représente un soutien très important et une source inépuisable des notes
ministérielles et des professeurs agrégés qui alimentent le site avec leurs
propres productions sur l’EP.S au Maroc.
Au final, et je pense que c’est une véritable spécificité, nous avons
l’ensemble des acteurs du champ de l’EPS au Maroc qui se regroupe au sein d’une
même interface, ce qui enrichit le contenu !

Y a-t-il une rubrique, une section d’EPS Maroc, atypique ? Une rubrique que
vous regardez souvent et qui pour vous est un indicateur de la dynamique de
l’EPS au Maroc ?

En effet pour moi, c’est une question importante, car c’est ce qui permet
d’adhérer à un site. Plutôt qu’une rubrique qui montre la progression de l’EPS
au Maroc, je souhaiterais en présenter trois.
La première concerne « les projets et les sujets pédagogiques », cette rubrique
est une véritable mine d’or à mon sens, on y retrouve les nouvelles pensées des
professeurs, des documents, etc. Aussi bien des documents pour l’enseignement
de situation problème en sport co, d’autres concernant la pédagogie de
l’intégration. En quelques mots, la réflexion pour l’enseignement !
La deuxième rubrique que j’ai choisit concerne les « Annonces, Avis, News et
Concours » ont y retrouve toute l’actualité des concours et donc de la
formation et en ce sens, c’est également une autre pépite, qui permet à chacun
de trouver des supports à la préparation de l’agrégation ou autre.
 Enfin, j’ai fait le choix de la section « les nouvelles notes, les nouvelles
directives, circulaires, Communiqués ». Premier aspect, le discours officiel a
sa place sur le site, ce qui permet de rester toujours au cœur de l’actualité
de l’EPS au Maroc est c’est également une préoccupation des internautes. De
plus, nous l’avons évoqué précédemment mais nous travaillons avec l’inspection
ce qui représente un véritable atout et spécificité !

Afin de conclure, en France le rapport Fourgous vient d’être remis concernant
l’utilisation des TICE à l’école. Comment jugez-vous, la place des TICE dans
l’enseignement au Maroc et plus particulièrement en EPS ?

L’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC)
dans notre enseignement Marocain, puis leur intégration progressive pour
accompagner les programmes scolaires nationaux, représentent deux étapes
importantes dans la mise en œuvre de la réforme du secteur de l’éducation.
Cette réforme a été consacrée par la Charte nationale de l’éducation et de la
formation de 1999 qui a tracé les grandes lignes des modifications et des
adaptations que doit connaître le système éducatif national durant la période
2000 – 2009.
En effet, et malgré les difficultés structurelles, des résultats significatifs
ont été obtenus d’une manière générale et plus spécifiquement dans
l’utilisation des TICE en EPS. Notamment dans l’introduction du support
numérique, les produits multimédias interactifs et les outils de communication
et d’accès à l’information. Les informations sont de plusieurs types : textes,
sons, données, images fixes ou animées, ce qui a permis en plus de développer
chez nos élèves le sens de la recherche et du partage.

Merci beaucoup de nous avoir consacré un peu de votre temps
Le site 
http://www.epsmaroc.org/

L’EPS au Maroc dans les lycées Français 

Il aurait été dommage, de parler de l’EPS au Maroc, sans évoquer l’enseignement
au cœur des lycées français au Maroc. Nous avons rencontré Christophe Luczak
enseignant d’eps depuis 1998, installé au Maroc depuis 2002. Il a enseigné en
métropole dans la Marne, l’Aisne. Actuellement, au lycée français Lyautey de
Casablanca, il a participé à de nombreux projets au Maroc, notamment le projet
« Casa Pékin 2008 » et cette année « le tournoi de rugby de la Méditérranée.

Tout d’abord avant de rentrer dans le vif du sujet, pouvez vous nous faire un
petit état des lieux des établissements français sur le sol marocain ?

Le Maroc est un pays où le réseau français est extrêmement bien implanté. Il
suffit de regarder le site web de l’Agence pour l’Enseignement Français à
l’Etranger, ou celui de la Mission Laïque Française pour s’en rendre compte.
C’est peut être le pays où la densité d’établissement français est la plus
importante au monde.
Toutes les grandes villes marocaines ont leur école française, Casablanca,
Rabat, Marrakech, Tanger, Agadir ou encore El Jadida. Après les établissements
ont des tailles différentes, cela va de la petite structure de collège avec
moins de 500 élèves à l’énorme machine du lycée Lyautey avec ses 3600 élèves…
ses 20 enseignants d’EPS, et ses 4 hectares d’installations !

Je présume qu’il existe énormément de similitude avec l’enseignement de
l’éducation physique en France, cependant y a-t-il des spécificités et si oui
lesquelles ?

Ces similitudes sont très fortes. Nous sommes évidemment soumis aux mêmes
textes officiels, et nous sommes rattachés administrativement de l’Académie de
Bordeaux. Après ce qu’il faut comprendre avant tout, c’est la différence qu’il
existe entre les différents statuts des enseignants. Nous avons des enseignants
titulaires dits « résidents », et des enseignants en « contrat local », qui
sont eux directement recrutés par l’établissement. Dans les autres disciplines,
nous trouvons même des enseignants « expatriés ». Je ne vais pas rentrer dans
le détail de ces statuts, mais disons que pour le même métier, se retrouver
dans une salle des professeurs avec 3 situations administratives différentes
est pour le moins surprenant.
Après, la principale spécificité est qu’on se retrouve devant un public
d’élèves marocains. On apprend à s’adapter très facilement aux caractéristiques
de nos élèves, c’est même très enrichissant. Et on apprend très vite les
premiers mots en langue arabe comme cela.
Nous avons également des associations sportives qui marchent très très bien.
Les structures associatives et fédérales extérieures étant encore trop peu
nombreuses, nos élèves s’investissent énormément dans leurs AS
d’établissements. Au lycée nous avons par exemple 1200 licenciés ! C’est
vraiment un réel plaisir de voir nos jeunes très attachés à leur établissement,
il existe réellement une « culture du bahut » qui les suit longtemps après dans
leur vie professionnelle.
D’ailleurs au Maroc, nous avons la chance d’avoir l’UNSSFM (Union nationale du
sport scolaire français au Maroc). Créé il y a plusieurs années par des
collègues passionnés, cette association entièrement indépendante gère toutes
les compétitions sportives scolaires des établissements français ici. Les
finales nationales font partie des évènements phares de la vie sportive locale,
ambiance assurée ! A ma connaissance, c’est le seul pays à avoir une structure
de ce type dans le monde pour nos établissements.
Bon allez, pour finir, disons qu’il est aussi très surprenant, mais très
agréable de faire un maximum de cours dehors en plein soleil… surtout en plein
hiver ! Bon, je sais que là je vais faire quelques jaloux…
 

Nous avons vu qu’il existe un lien très étroit entre l’EPS au Maroc et en
France, ainsi comment se fait la relation?

La relation se fait de plus en plus. Même si nous ne sommes jamais inspecté, ou
rarement inspecté, les passerelles existent de plus en plus. Je sors cette
semaine d’une FPC animée par Christine Garsault de l’académie de Montpellier.
Ces formations sont régulières depuis quelques années, et c’est très bien pour
nous. Ca nous permet de garder le contact avec la réalité professionnelle de
notre métier. Nous avons également l’opportunité de rencontrer nos IG ou IPR
une fois dans l’année. Mais parce que nous sommes installés à Casablanca. En
effet, dans le cadre d’une convention de coopération entre la France et le
Maroc, une délégation d’IG et d’IPR vient présider le jury de l’agrégation EPS
du concours public marocain. Ils sont toujours très disponibles et cherchent à
répondre à nos questions et interrogations.
Bon disons qu’on souffre quand même de l’éloignement de la France sur ce point.

Mais un moyen très simple de conserver la relation est d’aller régulièrement
sur le forum de la PEPSTEAM !!

J’aimerais finir l’entretien par ta vision de l’eps au Maroc

En ce qui concerne l’EPS au Maroc, je tiens à signaler que les enseignants
marocains en EPS sont très bien formés. J’ai d’excellentes relations avec eux
et c’est très formateur d’apprendre des autres, surtout quand ils t’expliquent
leurs conditions de travail. Quand on t’explique qu’ils gèrent un effectif de
52 élèves… avec 2 ballons…moi franchement je suis épaté !
J’ai 2 images très fortes de l’EPS au Maroc : à Zagora, aux portes du désert,
en plein soleil sur un terrain très caillouteux, j’ai vu un collègue faire une
séance de relais en athlétisme où tous les élèves prenaient un plaisir
incroyable. Vu l’état du terrain, je connais peu de collègue qui s’y serait
aventurés.
Et au fin fond de l’Atlas, un autre collègue, nouvellement muté lance une école
de rugby dans son AS. Personne n’ose y croire, aucun des jeunes ne connaissait
le rugby. Une semaine après ils étaient 250 à vouloir pratiquer, ils venaient
tous à pieds des douars voisins, pieds nus ou en claquette. Un an après, il
gagne le titre de champion du Maroc. La magie du sport…

Merci beaucoup de nous avoir consacré un peu de votre temps

Les lycéens de Casablanca et l’olympisme ou Casa Pékin 2008  :
http://www.scolafrance.info/echosdureseau/index.php?option=com_content&view=art
icle&id=68:actualites-casa-pekin-ou-les-olympiades-des-lycees&catid=23:lettre-d
information-nd4&Itemid=22
Le tournoi de rugby de la méditerrannée
http://rugbymedcasa2010.blogspot.com/



Cycle de gymnastique au sol des secondes 4.

Cycle de gymnastique au sol des secondes 4. dans Cotteblanche Marc Photo_0124-Gymnastique-parade-atr-plinth-2 dans Cotteblanche Marcplanche

Après avoir vu les unes après les autres  les figures isolées par famille (rotations avant, arrière , rotations transversales, figures de maintien, A.T.R , sauts ) et leurs évolutions vers une gymnastique de plus en plus tournée, renversée, risquée ; Nous entrons dans une phase d’évaluation formative dans laquelle vous devrez choisir un enchaînement des 5 proposés et entrer dans un travail d’auto-évaluation et d’entraînement à partir des dificultés rencontrées mises à jour ! Les grilles qui suivent vous permettront de vous situer et situer vos camarades en observation pour les aider à progresser. Comme je l’ai annoncé, une note vous sera attribuée sur la justesse de la note que vous seriez capable de mettre à 2 ou 3 camarades de niveaux distincts en reconnaissant les paramètres de la réussite ou de l’échec des éléments gymniques dans les enchaînements que vous regardez !

xls enchaînement à 12 points gym au sol secondes 4 .xls

xls enchaînement à 14 points gym au sol secondes 4. xls

xls enchaînement à 16 points gym au sol secondes 4 .xls

xls enchaînement à 18 points gym au sol secondes 4 .xls

xls enchaînement à 20 points gym au sol secondes 4 .xls



2ÈME SÉANCE DE BADMINTON DES TERMINALES DU MERCREDI DE 9 À 11H ET 11 À 13H.

2ÈME SÉANCE DE BADMINTON DES TERMINALES DU MERCREDI DE 9 À 11H ET 11 À 13H. dans Cotteblanche Marc102815_1219023900715 dans Cotteblanche Marc

Pour les contenus je vous renvoie aux articles des classes de 1ères qui contiennent les séances faites jusqu’à ce jour. Ici , vous trouverez vos classement et surtout votre note de performance provisoire, bonne lecture. Je rappelle avoir groupé deux thèmes dans cette séance en raison des cours qui ont sauté, on se revoit le mercredi 14 avril à cause du « road show » du 24 mars !

Note provisoire de performance des terminales de 9 h à 11h :

xls classement performance des terminales de 9 à 11h actualisé pour le 14 avril .xls

Note provisoire de performance des terminales de 11 h à 13h :

xls points de performance actualisés des terminales de 11 à 13h  pour le 14 avril .xls



Séance 3 de badminton des premières du lundi de 11h à 13h et du mardi de 16h à 18h.

Séance 3 de badminton des premières du lundi de 11h à 13h et du mardi de 16h à 18h. dans Cotteblanche Marc badminton01mb2pistabadmintonod5 dans Cotteblanche Marc

Rappel thème séance précédente : Le service comme paramètre de mise en difficulté de l’adversaire.    ( le fil directeur du cycle étant la prise d’initiative et notamment les actions propices à prendre l’initiative dans l’échange). Nous avons dégagé deux grandes tendances pour  tenter de forcer  chez l’adversaire un renvoi qui nous soit favorable : faire reculer et viser la partie arrière du terrain de service en première tactique et mettre le volant sur le revers du joueur renvoyeur en deuxième stratégie.  Ces deux stratégies de prise d’initiative seront biensûr mises en relation avec une lecture du jeu du serveur selon la position de départ du receveur ( on ne fait pas un service en fond de cour si l’adversaire protège ce même fond de cour !! ).

Séance du jour : Prendre l’initiative en déplaçant l’adversaire : utilisation de zones cibles

Tournoi de 4 à 5 joueurs sur terrains aménagés (tracés de zones cibles à la craie aux 4 coins du terrains . Les matches vont jusqu’à 15 points, si une zone cible est atteinte sans que l’adversaire puisse renvoyer 5 points sont marqués !).

résultats obtenus par les élèves et points de performance gagnés :

1ères du lundi :

xls classement fin de 3ème séance.xls

1ères du mardi :

xls classement fin de 3ème séance.xls

 

 



Barèmes d’athlétisme pour le triathlon des secondes 3 et 6 .

Barèmes d'athlétisme pour le triathlon des secondes  3 et 6 . dans Susana Martin athletismeathletisme-javelot dans Susana Martinbaya-rahouli.3

     1000 mètres                                      Javelot                          pentabond

xls barème  du 1000 mètres .xls

xls barème du javelot .xls

xls barème du pentabond .xls



Compte rendu de la première séance de badminton des terminales du 10 mars :

Compte rendu de la première séance de badminton des terminales du 10 mars : dans Cotteblanche Marc Badminton

L’aspect règlemetaire du service : les règles essentielles :

xls dans Cotteblanche Marc badminton le service et ses règles essentielles en milieu scolaire .xls

Le classement au fil des séances, une importance certaine pour la note de performance en fin de cycle :

Vos noms n’apparaîtront pas puisque les articles ne seront pas soumis à mot de passe ; vous connaîtrez votre classement grâce à votre numéro d’ordre sur la feuille d’appel de début de cours.  A chaque fin de séance vous seront attribués des points de performance en fonction du terrain sur lequel vous restez (ou demi terrain) . A la fin du cycle, je ferai des groupes d’évaluation de 3 à 4 joueurs en fonction des classements finaux, les points de performance s’égrèneront du terrain le plus fort au terrain le plus faible. Une absence, même justifiée vous fera stagner.

Terminales de 9 à 11 heures :

xls seance1 résultat de la performance .xls

 Terminales de 11 à 13 heures :

 xls seance1 résultat de la performance.xls

 

 

 

 

 



Evaluations de rugby et course en durée des 6èmes 1 (semaine du 8 au 12 mars).

Evaluations de rugby et course en durée des 6èmes 1 (semaine du 8 au 12 mars). dans Cotteblanche Marc judith_pla3 dans Cotteblanche Marc

xls Evaluations  de rugby et course en durée des 6èmes1.xls

Prochaines activités :  Le mardi , gymnastique au sol  et le jeudi , base ball .



Séance de badminton pour les 1ères du lundi de 11 à 13 heures. (08/03/10).

Séance de badminton pour les 1ères du lundi de 11 à 13 heures. (08/03/10). dans Cotteblanche Marc Badminton

Thème de séance :  les stratégies de service.

xls dans Cotteblanche Marc badminton services strategies.xls

Déterminer mon efficacité au service avec une « araignée » :

xls araignées service .xls

Points performance de la séance :

xls classement de la classe  attribution des points 2ème séance.xls



Première séance de Badminton pour le lycée (classes de première du lundi et du mardi + classes de terminales du mercredi matin).

Première séance de Badminton pour le lycée (classes de première du lundi et du mardi + classes de terminales du mercredi matin). dans Cotteblanche Marc badminton_hittingbadminton_416_tcm146-143959 dans Cotteblanche Marcmundial-badminton

PREMIÈRE SÉANCE :

L’aspect règlemetaire du service : les règles essentielles :

xls badminton le service et ses règles essentielles en milieu scolaire .xls

Le classement au fil des séances, une importance certaine pour la note de performance en fin de cycle :

Vos noms n’apparaîtront pas puisque les articles ne seront pas soumis à mot de passe ; vous connaîtrez votre classement grâce à votre numéro d’ordre sur la feuille d’appel de début de cours.  A chaque fin de séance vous seront attribués des points de performance en fonction du terrain sur lequel vous restez (ou demi terrain) . A la fin du cycle, je ferai des groupes d’évaluation de 3 à 4 joueurs en fonction des classements finaux, les points de performance s’égrèneront du terrain le plus fort au terrain le plus faible. Une absence, même justifiée vous fera stagner.

Pour la classe de première  du lundi de 11 a 13 heures :

xls points de performance pour la première séance .xls

Pour la classe de première  du mardi de 16 a 18 heures :

xls points de performance pour la première séance .xls



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